De nos jours, la mondialisation est devenue la réalité, omniprésente jusque dans le plus privé de la vie de chacun de nous. Si nous pouvons encore boire de la bière d'abbaye ou manger du blanc-bleu-belge, la distribution de ces produits se fait par des circuits mondialisés. L'enseignement se base sur l'internet. Les scientifiques de la planète unissent leurs efforts et leurs connaissances autour d'intérêts partagés. Les entreprises produisent partout pour vendre partout. Le monde fonctionne désormais comme cela. C'est aussi vrai pour les artistes qui sont amenés à évoluer selon les mêmes impératifs : être dans le monde, c'est fonctionner dans le monde.
Si l'image de l'artiste tapi dans son refuge poussiéreux sous les combles d'un immeuble rongé par la mérule est surannée, il demeure néanmoins indispensable que les artistes puissent porter un regard librement subjectif, pour que l'art remplisse dans la société sa vocation première : prendre le contre-pied des lieux communs, pour contribuer à profiler de nouvelles perspectives aux réalités quotidiennes.
C'est en cela que la démarche artistique a sa place dans tous les lieux qui participent au développement de la société : espace public, espace privé, espace partagé… et bien entendu les entreprises.